Togo, Etats-Unis, Canada, Hollande, Belgique, France… L’inébranlable détermination des Togolais à arracher leur liberté

 

A l’intérieur du pays comme à l’étranger, les Togolais sont fatigués des Gnassingbé, fatigués de cette famille qui dirige le pays comme une épicerie depuis 50 ans. Ils expriment leur indignation dans les rues à travers le monde entier.

« Que ça fait du bien, appartenir à un peuple debout ! Le Togo s’est levé, et il ne se mettra plus à genoux », ce message posté sur la page Facebook d’un compatriote traduit l’inébranlable détermination des Togolais à arracher leur liberté. Ils étaient des centaines de milliers à descendre dans les rues à Lomé et dans les villes de l’intérieur du pays pour réclamer la démocratie et l’alternance. Les Togolais qui vivent à l’étranger ne sont pas en reste. Du Canada au Sénégal en passant par les Etats Unis, la Belgique, les Pays-Bas, la France, le Ghana, etc., la diaspora est vent débout contre la dictature des Gnassingbé. Les compatriotes vivant à l’étranger, outre leurs contributions financières pour soutenir la lutte, occupent la rue et donnent de la voix pour amener les décideurs du monde à s’intéresser au cas togolais. Le Togo est un cas atypique, une exception dans la région ouest-africaine et sur le continent.

Un pays pris en otage comme le rappelle le « Rapport Tournons la Page », une campagne internationale pour la promotion de l’alternance démocratique en Afrique : « 88% des Togolais n’ont jamais connu qu’une seule famille au pouvoir…Pourtant ils ne vivent pas dans une monarchie­! », indique le Rapport publié le 1er avril 2015 qui ajoute que « si de nombreux pays d’Afrique souffrent de l’absence d’alternance, ce n’est pas une question de culture. Ce sont des systèmes organisés autour de l’accaparement du pouvoir et des richesses, au profit des dirigeants et de leur clientèle, mais aussi au profit d’États et d’investisseurs étrangers. La population est prise en otage. Le temps de sa libération  est venu».

A propos de l’accaparemement des richesses du Togo, Faure Gnassingbé lui-même avouait il y a cinq ans, que des pans entiers de l’économie nationale sont mis en coupes réglées par une clepto-oligarchie institutionnalisée au sommet de l’Etat. Une minorité qui dispose de façon abusive et illimitée les richesses et ressources du pays qui devraient revenir au peuple togolais dans son ensemble. « Lorsque le plus petit nombre accapare les ressources au détriment du plus grand nombre, alors s’instaure un déséquilibre nuisible qui menace jusqu’en ses tréfonds la démocratie et le progrès », a-t-il rappelé.

A maintes reprises, les églises, notamment les évêques ont saisi ce diagnostic au bond pour interpeller Faure Gnassingbé sur les inégalités sociales identifiées, d’après elles, comme la racine du « mal togolais ». Pour le clergé togolais, il est véritablement choquant de constater que dans un Etat, les biens soient accaparés par quelques riches qui deviennent davantage riches au détriment des plus pauvres qui deviennent davantage pauvres. Mais rien n’y fit. Cinq bonnes années après cette révélation, aucune suite n’est donnée. Au contraire, le fils à papa semble plutôt donner sa bénédiction à ses collobrateurs qui continuent de saigner le pays. La preuve, les crimes économiques qui défraient la chronique dans le paysage politique restent impunis.

Lorsqu’il avait capté le pouvoir en 2005, à la suite du décès de son père qui a dirigé le Togo d’une main de fer pendant 38 ans, Faure Gnassingbé avait laissé croire qu’il est différent de lui et qu’il a tracé une ligne de démarcation entre ce qui ce faisait avant son arrivée et ce qui doit se faire sous son magistère. Avec son fameux slogan, « lui c’est lui, moi c’est moi ». Mais à l’aune du pouvoir, le jeune président a suffisamment démontré aux Togolais qu’il n’est en rien différent de son géniteur. Autiste et particulièrement inefficace face à la désespérance sociale, Faure Gnassingbé n’a qu’une ambition rester au pouvoir et se ménager une présidence à vie.

Les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales qu’il s’est engagé à matérialiser pour mettre le pays sur les rails de la démocratie et du développement, dorment toujours dans les tiroirs.  Depuis l’avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir, la descente du Togo aux enfers s’est accélérée en raison de son incapacité à impulser une nouvelle dynamique pour faire émerger le Togo qui a sombré dans les abîmes de la dictature. Oui, Depuis 12 ans, Faure Gnassingbé a suffisamment tourné en bourrique les Togolais. Cette fois, ils ne veulent plus se laisser distraire. De partout, ils réclament la fin du régime cinquantenaire incarné par la minorité pilleuse. 50 ans, ça suffit !

M.A.

 

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