Sans détour: Comble d’insouciance au sommet de l’Etat !

 

« Etre responsable, c’est avoir la capacité de répondre », (Alain Etchegoyen)

La crise aux multiples facettes que traverse notre pays depuis plus de deux mois révèle l’insouciance criarde des dirigeants togolais, Faure Gnassingbé « himself » en tête à l’égard de leurs compatriotes. Et ce n’est qu’un euphémisme. En effet, l’héritier d’Eyadéma au trône semble ne même pas se préoccuper de la situation chaotique qui sévit dans son pays. Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, il continue ses pérégrinations à travers le globe terrestre, à la recherche d’éventuels soutiens extérieurs. Pourtant, il lui suffit de faire preuve d’un minimum de patriotisme pour que la situation puisse se décanter.

Si seulement il pouvait privilégier l’intérêt supérieur de la nation togolaise, une posture bien modeste et se considérer comme un maillon non indispensable ou encore se convaincre de ce que le Togo devrait lui survivre…, il y a longtemps que la crise serait réglée, car elle a pour nom Faure Gnassingbé. Il va sans dire que la solution ne passera aussi que par lui. Pourtant, le grand oral du Chef de l’Etat maintes fois annoncé est devenu une arlésienne. Le comble de l’insouciance au sommet de l’Etat est le silence radio du dernier conseil des ministres sur la situation au pays et  adopter les mesures d’urgence à prendre après les deux derniers jours de manifestations où la soldatesque et les milices du régime ont infligé d’indicibles souffrances aux populations, tentant de braver l’arbitraire.

En tant que Chef d’Etat, Faure Gnassingbé est véritablement une curiosité. Car nulle part ailleurs, autant d’atrocités commises ne sauraient laisser de marbre un dirigeant. Elles n’ont pas laissé indifférente la France, même si celle-ci ménage, dans un langage diplomatique bien huilé, la chèvre et le chou. Le Groupe des Cinq a, une nouvelle fois réagi face à la dégradation continue du climat social et à la généralisation du climat de terreur au Togo. Même Edem Kodzo,  le patron de la Fondation PAX AFRICANA qui, apparemment, aurait fait vœu secret de ne plus communiquer sur la situation politique au Togo ni de s’y impliquer, a fini par violer son propre serment, à l’aune des derniers développements de l’actualité nationale. Au Togo, dans la région ouest africaine et même en dehors, la crise togolaise préoccupe au pus haut point les populations et les autorités, ainsi qu’en témoignent les médiations tous azimuts qui se développent parallèlement sans se neutraliser, en direction de notre pays. Mais Faure Gnassingbé se terre toujours dans un silence sépulcral devenu trop bruyant.

Le silence serait-il pour lui une arme de « guerre » ? La communication en temps de crise, notamment politique, détermine les grands hommes, les grands leaders. S’abstenir de communiquer avec son peuple, c’est, sans doute la preuve par mille d’un mépris sans précédent pour ceux que l’on prétend gouverner. A mieux analyser le comportement du fils d’Eyadéma, au travers de son « parlons peu, agissons beaucoup » lancé au Mali, il est clair qu’il répond indirectement à ses compatriotes. Il a choisi de communiquer par les actes de ceux qui se réclament de son camp. Derrière la violence, le recours à des méthodes viles pour martyriser les populations, les terroriser, les contraindre à l’exil au Ghana et au Bénin, il faut donc décrypter le message de Faure Gnassingbé à son peuple ; ce peuple qu’il prétend tant aimer.

Meursault A.

 

 

 

 

 

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