Perte d’énergie électrique: Les pays de la CEDEAO harmonisent leurs actions

 

Trouver des solutions contre des pertes enregistrées sur les réseaux électriques dans les pays d’Afrique de l’Ouest. Tel est l’objectif de l’atelier de réflexions des directeurs généraux et experts des compagnies d’énergie électrique des pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’atelier a été ouvert le lundi 29 mai 2017 à Lomé.

Durant les travaux, les représentants des différentes compagnies électriques ont échangé sur les moyens d’actions qui peuvent permettre aux pays de mettre fin à ce problème. Il s’est agi essentiellement pour les compagnies d’échanger sur les moyens d’actions qui peuvent leur permettre d’équilibrer l’achat, la production et la vente de l’énergie aux clients. Il était donc question de mutualiser les efforts, harmoniser les pratiques et coordonner les différentes actions pour venir à bout de ce phénomène qui demeure pour elles un problème majeur.

L’idée est de parvenir à maitriser cette perte d’énergie afin d’éviter une augmentation des prix de l’électricité à long terme. Selon Paul Mawussi Kakatsi, Directeur Général de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), le souci majeur de sa compagnie est d’arriver à cerner cette énergie non quantifiée qui passe à travers les réseaux ‘’araignée’’ afin d’éviter des conséquences à terme graves comme l’augmentation du coût de l’électricité. Car, a-t-il dit, « la perte représente la différence entre l’énergie injectée sur le réseau et l’énergie que les clients ont supposé consommé. C’est donc la partie d’énergie distribuée que nous n’arrivons plus à retrouver ‘’comptablement’’ quand nous avons extrait tout ce qui tient aux pertes sur le réseau ».

A en croire Paul Mawussi Kakatsi, la lutte contre les fraudes et trafics d’énergie électrique a démarré depuis 1990, mais elle peine à aboutir avec l’apparition des réseaux ‘’araignée’’. « La perte d’énergie, c’est ce que nous n’arrivons pas à quantifier. L’apparition dans les quartiers périurbains de l’électrification en toile d’araignée relance ce problème de perte. C’est pourquoi la CEET, avec l’appui du gouvernement, s’est engagée depuis un certain temps à ramener ces clients sur son réseau et à les rendre plus formels. La notion de perte d’énergie électrique qui est liée aux fraudes touche un peu le côté pénal et le côté technologique. La CEET a fait beaucoup d’efforts. Vous verrez qu’au départ, nos tableaux étaient carrément plaqués sur des planches en bois, mais pour prévenir les pertes, nous avons adopté les coffrets qui sont scellés avec du plomb avec l’inscription CEET. Ceci dans le but de dissuader les fraudes », a indiqué le DG de la CEET.

Dans son discours d’ouverture, Babatunde Adeyemo, Directeur du Centre d’Informations et de Coordination du WAPP a rappelé que les conclusions des travaux vont permettre aux pays membres du Système d’Echange d’Energie Electrique Ouest Africain (WAPP) de lutter efficacement contre les pertes non techniques de l’énergie électrique. « Après le rapport final, il s’agira, de manière pratique, de rechercher la solution pour chaque pays. Ceci pour pouvoir réduire le maximum possible les pertes. Nous allons, selon les mandats de la CEDEAO aider l’ensemble des sociétés de distribution à être le plus efficace possible, car nous avons remarqué qu’il y a énormément des pertes au niveau de ces distributeurs. Et donc, il a été décidé dans ce cas de trouver des mesures d’accompagnement qu’on peut apporter à ces sociétés pour qu’elles puissent réduire les pertes », a-t-il précisé.

Géraud Afangnowou

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