Libertinage N°2491 du 02-08-17

Alléluia, le « Gnassingbéland » n’était pas bon dernier !

 

Ouf, a-t-on poussé ce dimanche lorsque les flammes se sont éteintes sur les 8e jeux de la Francophonie à Lomé de la Côte d’Ivoire, Abidjan quoi. Ce qu’on redoutait n’est pas arrivé. Vous voulez savoir ce qu’on craignait ? Eh bien, on redoutait que notre « mon beau pays » ne soit classé bon dernier des derniers des pays participants.

Eh oui, tout le monde le sait, entre le « Gnassingbéland » et la dernière place, c’est une histoire d’amour. On l’est souvent en tout. Ne parlez pas de démocratie, d’élection translucide, de bonne gouvernance, d’économie forte, de bonheur des populations… Justement lorsqu’on a appris que le « Gnassingbéland » aussi allait participer à ces jeux, on a seulement pris notre tête entre les deux mains par crainte que nos vaillants athlètes, qui ont connu une préparation optimale et intense seulement dans leur rêve, ne nous « hon » à Abidjan. Mais Baba God a écouté nos prières.

En effet, notre « mon beau pays » n’était pas bon dernier des participants, et ce sont les jaloux qui vont périr. Sur cinquante-trois (53) pays participants à ces jeux, le « Gnassingbéland » est classé 32e nation en termes de médailles gagnées. Même si c’est avec une seule médaille en bauxite, pardon, en inox, décidément, en bronze. Cela signifie qu’il y a des athlètes d’autres pays qui sont rentrés comme ils étaient venus à Abidjan, c’est-à-dire bredouilles. Et pour ceux qui l’ignorent, notre médaille a été gagnée au lancer de disque.

Bon, on va vous faire une confidence. En apprenant, après plusieurs jours de compétition, que notre « mon beau pays » a enfin gagné une médaille, et dans cette discipline, on a tout de suite pensé  que le médaillé doit être « Bèlge », c’est-à-dire fils de Bè. Parce que cette discipline est très proche d’un sport répandu dans ce quartier et auquel les enfants sont initiés depuis le bas-âge, et même à l’état de fœtus : le lancer de…pavés ! Mais pour une fois, on s’est planté.

On est content que le « Gnassingbéland » ne soit pas bon dernier, disions-nous ; mais là où on n’était pas d’accord, c’était de savoir qu’il y a eu Evala à ces JO, mais les athlètes « gnassingbélandais » n’ont pas fait de razzia en termes de médailles. Lorsqu’on voit la guerre de muscles qu’il y a chaque mois de juillet à « Karaland », avec les jets des enfants des gens comme des sacs de « kpévika » (charbon), on a toutes les raisons de ne pas être d’accord…

 

Les intellos de « Faurevi » en tourisme

« Pourquoi un Président qui a toutes les latitudes pour se présenter encore à la présidentielle en 2020, 2025, 2030, 2035…si Dieu lui prête vie, va penser à faire des réformes ? » Ainsi dardait un membre de la fameuse commission de réflexion sur les réformes mise en place par Faure Gnassingbé. Que cherche alors ce pseudo intello qui prétend être un ‘Expert en géostratégie sécuritaire’ dans sa fameuse commission ? C’est la question que tout le monde s’est posée.

Certaines personnes qui se disent intellectuels sont en réalité dans cette commission, pas pour voir les réformes aboutir, mais juste pour pouvoir manger un peu. Si le gars sait dans son « faure » intérieur que son champion ne fera pas les réformes, mais est solidement assis dans cette commission, c’est pour pouvoir bénéficier chaque fin de mois des quelques pécules pouvant lui permettre d’entretenir ses vieux os. Depuis 7 mois qu’il lèche les doigts, il n’est plus aussi volubile, bavard comme une pie.

En tout cas, les intellos de Faure Gnassingbé sont en villégiature pendant un bon mois et aux frais de la princesse à l’hinterland. Ils vont sillonner hameaux, villages, cantons, préfectures, etc., rencontrer un à un les 7 millions de Togolais pour « recueillir leur avis, suggestions pour nourrir la réflexion et proposer des réformes qui tiennent compte de notre histoire, réflètent nos réalités et répondent aux aspirations du peuple togolais ». Waouh ! Quelles bonnes « l’intentions » !

Mais dans la foulée, les belles intentions de dame « Wawa » Nana ont été trahies quand elle a demandé avec une finesse, une intelligence inouïe aux « Kpendjalais » de choisir le mode de scrutin à un tour, car c’est extrêmement moins cher, pardon, c’est moins coûteux que le scrutin à deux tours. Comme si c’est avec les sous du HCRRUN qu’on va organiser les élections et qu’il ne restera rien dans la caisse à se partager à la fin.

Entre nous, est-ce la minorité pilleuse dirigée par Faure Gnassingbé qui a dit à dame « Wawa » Nana qu’elle n’a pas d’argent pour organiser des élections « frauduleuses » à deux tours ou même à quatre tours? Et puis, le tourisme qu’organisent Mme HCRRUN et les siens dans le « Gnassingbeland » profond pendant un mois n’est-il pas plus « cher » qu’une « l’élection » à deux tours ?

 

Le confort des maternités du 228

Il n’y a qu’au pays de l’Oncle Trump qu’on peut vivre des histoires pareilles. Amanda Hess, obstétricienne basée dans le Kentucky, était sur le point de donner naissance à son second enfant le 31 juillet au centre médical quand au même moment, une de ses patientes, du nom de Halliday Johnson mettait au monde  son quatrième. Cette dernière avait été examinée à plusieurs reprises par l’obstétricienne et gardait un bon souvenir de ses rendez-vous. «Je l’ai vue trois ou quatre fois, et je l’appréciais beaucoup. Elle n’était pas supposée être de service, comme elle était elle-même sur le point d’accoucher», a expliqué Halliday Johnson. Mais l’obstétricienne, selon un confrère, a entendu que sa patiente subissait des complications  et a enfilé une blouse de patiente pour aller donner naissance au bébé. « Elle a littéralement travaillé jusqu’à la dernière seconde», raconte-t-il.

Amanda Hess a donné naissance à une petite fille un peu plus tard dans la nuit. «M’occuper de l’accouchement des patients, c’est quelque chose que je fais tous les jours. Et je suis plus à l’aise à l’idée de m’occuper de l’accouchement d’une autre personne que du mien, c’est sûr», a-t-elle précisé.

L’enfer se vit dans certaines maternités « gnassingbélandaises ». Dans ces centres, la plupart des sages-femmes et des accoucheuses n’ont pas l’art d’accueillir les femmes enceintes et surtout celles qui sont en plein travail. Elles ne savent que gueuler. Certaines vont jusqu’à frapper les cuisses des pauvres femmes en difficulté. Alors qu’il n’y a eu aucune préparation psychologique pour la future mère,  pas même pour la poussée. Elles ne font qu’exceller en « insultologie ». Tenez-vous bien, les lits sont d’un inconfort pas possible. Ils sont recouverts de bâche, cette toile en plastique, imperméable et opaque en matière plastique. Yatchi…

Ce n’est pas encore le plus grave. Dans certains centres, le lit est carrément en ciment dur, revêtu de carrelage, pour faciliter l’entretien.  Une vraie torture à l’accouchement. Les associations qui luttent pour le droit des femmes doivent jouer sur ce terrain. Et puis docteur obstétricien-là, ce n’est pas tous les jours on voit dans la salle d’accouchement ici au 228 ! On ne voit que celles qui ont de la peine à écrire votre nom, mais qui piquent la grosse tête. N’importe quoi !

En attendant, yakoo… aux femmes qui luttent pour avoir une demi-douzaine de bambinos.

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