Libertinage du 30 -05-17

Prof, on prend quoi et on laisse quoi ?

« J’ai quitté le gouvernement parce qu’il y a un président étranger, Ouattara (Ndlr- Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire) qui a demandé à notre président Faure (Ndlr- Faure Gnassingbé) de me virer du gouvernement pace que je critique le FCFA ». « Je trouve regrettable et déplorable que la presse et des participants non universitaires se soient fait l’écho dans les médias et les réseaux sociaux, à des fins non avouables, de certains de mes propos sortis de leur contexte ». « Aux Présidents Faure Essozimna Gnassingbé du Togo et Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire, que j’ai malencontreusement mis en cause dans les propos que j’ai tenus, je tiens à exprimer mon profond regret et je leur présente mes excuses les plus sincères ».

C’est le tango que le Prof anti-FCFA a dansé la semaine passée. Après avoir dit, comme si on lui avait tapé sur les doigts, il a couru pour se dédire. Finalement, on se demande ce qu’il faut prendre et ce qu’il faut laisser. Avec cet aller retour, certains parlent de Prof girouette ; d’autres encore le caricaturent de Prof recto verso.

Dans tout ça, on est vraiment mélangé dans notre tête. A cette allure, on craint qu’avec le temps, le gars ne vienne nous dire un de ces quatre matins que le combat qu’il menait, ça n’a jamais été contre le FCFA, mais le Naïra, le Cedi et le Yen. Et qu’en fait, les gens l’ont mal compris, qu’il n’a jamais voulu qu’on se sépare du FCFA, mais qu’on utilise aussi le dollar ou bien l’euro…

Une autre hypothèse, il est « Faure » possible que le Prof vienne nous dire un de ces quatre matins que jamais de la vie, il ne s’appelle pas de la façon dont on l’appelle habituellement, mais quelque chose d’autre. Ou qu’il n’a jamais servi au « gouverne et ment » sous « Woabé ».

Chat échaudé craint l’eau froide, dit-on. Avec cette jurisprudence, on a pris une résolution importante. Désormais, lorsque le Prof va dire quelque chose, on va attendre au moins un mandat après pour voir s’il ne va pas changer, avant d’apprécier. Comme cela, on ne sera pas démenti après par un virage à 180° du gars, ce qui nous présenterait comme des «mensongeurs », que dis-je, des menteurs.

 

Comment avoir l’aura de Mandela ?

Les postes de président en Afrique sont tellement délicieux que quand certains y accèdent, ils ne veulent plus partir. Ce n’est pas le jeune président togolais qui dira le contraire lui qui se soude solidement avec de la colle forte sur le fauteuil présidentiel. Si la présidence de la République soûle comme du Whisky, elle n’est pas pourtant rose pour certains comme le président au crâne poli Jacob Ahama, que dis-je, Jacob Zuma. Un « prégodent » qui a un CV de frasques très chargé. Des frasques à la mesure des motions de défiance qui pleuvent à la pelle sur lui. Il ne se passe pas de jour sans que la tête luisante de Jacob Zuma ne soit pas mise à prix. Très chanceux, il arrive toujours à se tirer d’affaire.

Samedi, il a échappé encore de justesse à une motion de défiance au sein de la direction du Congrès national africain (ANC). Une rencontre entre les membres du comité exécutif national de l’ANC pour l’éjecter, lui a été une nouvelle fois favorable. Le « prégodent » sud-africain a reçu le soutien de ses partisans. Du coup, la motion de censure a été rejetée par le président de la réunion du comité exécutif. Il a déjà échappé cette année à deux procédures de destitution. L’homme est connu comme un multirécidiviste et les scandales se multiplient. Les appels à démission aussi. Jamais un « prégodent » de la République n’a été autant contesté !

Tiré à hue et à dia et traité comme une peste, Jacob Zuma a invité les Sud-africains à avoir plus de considération et à un traitement de faveur à son égard. « Je veux que les gens d’Afrique du Sud me traitent de la même manière qu’ils ont traité Nelson Mandela ». Seulement voilà, n’est pas Mandela qui veut. Surtout pas un président qui traîne une flopée de casseroles qui se lancent dans un concert de Jazz à son passage.

En tout cas, la réponse de son ennemi intime, le trublion au crâne poli- on ne sait pas s’ils sont membres d’une même secte-, Julius Malema donc ne s’est pas fait attendre. « Quelle bonne idée. Commençons par les 27 ans de prison », a-t-il répliqué. Jacob Zuma acceptera-t-il cette proposition lumineuse de passer par la case prison pour bénéficier de la même aura que l’icône de la lutte anti-apartheid ?

 

La ligne directe de Dieu,  vous connaissez ?

On aura tout vu avec les pseudos pasteurs ! A « Gnassingbéland », ils ont ravi la médaille d’or aux « kpoliticiens ». Leurs audios circulent et recirculent sur les réseaux sociaux. La honte ayant quitté ces pasteurs à deux sous depuis des lustres, ils n’hésitent pas à employer des mots crus pour décrire comment ils défoncent copieusement leurs fidèles sans inquiéter. En tout cas, Dieu les voit.

Au pays de Robert Mugabé, un pasteur prétend détenir le numéro de téléphone de Dieu. Paul Sanyangore, affirme sans vergogne qu’il reçoit des appels de Dieu pour le conseiller sur la façon d’aider ses disciples. L’homme qui s’appelle aussi « Pastor Talent », a d’abord fait une déclaration en février, suite à une vidéo qui le montrait au téléphone, supposément en train de parler à  Dieu, lors d’un service dans son église. La vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux.

Dans une interview, il a révélé qu’il était effectivement au téléphone avec le Tout-Puissant, ajoutant qu’il était surpris de voir les gens tellement choqués à  ce propos. « J’ai une ligne  directe, en fait, j’ai son numéro et je peux l’appeler en cas de besoin », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « J’ai effectivement une ligne directe sur laquelle je peux l’appeler et obtenir des instructions sur la marche à suivre. Si les cieux ont parlé à Abraham, pourquoi pas à  nous? »

Et comme si  tout cela  n’était pas  assez étrange, Paul Sanyangore a ensuite laissé entendre qu’il lancerait une nouvelle émission  sur la « Tévété » de son église, Victory TV, appelé « Heaven Online ou le Paradis en ligne », où une plus grande partie de ses conversations téléphoniques avec Dieu pourrait être entendue. Il promet alors de révéler le numéro de téléphone de Dieu lors d’un service spécial en invitant les gens à  assister au miracle.

Le pasteur ne révélera pas le numéro. Au lieu de cela, l’un de ses lieutenants, a reçu un supposé appel téléphonique de Dieu devant toute la congrégation. Il a commencé à envoyer des messages prophétiques, et le pasteur Talent a déclaré que le miracle était suffisant pour prouver qu’il disait la vérité tout le temps. Après le soi-disant appel, l’homme a été certifié comme étant un prophète. Walaï, il va falloir que Dieu commence à gifler certains pour calmer leurs ardeurs.

 

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