Libertinage du 05-05-17

Et voici le Père de la Démocratie togolaise…

Le « Gnassingbéland » dispose de beaucoup de bâtisseurs que les « Gnassingbélandais » ignorent. Il n’y a que certains dont on nous a gavés. Mais les jours qui passent révèlent les autres.

On connaît le Père de la « Gnassion ». Et c’est Gnass 1er, le père de quelqu’un. L’histoire nous a appris que c’est grâce à lui que le Togo était né. Sinon, le pays n’existait pas. C’est lui-même qui a défriché tout le territoire, sarclé même et lui a donné le nom Togo. Sans ce travail, les Togolais n’existeraient pas.

On connait aussi le Père de l’Indépendance. C’est Sylvanus Olympio, le papa de Fo Gil. Ce titre, c’est à contrecœur que certains l’ont accepté. Sinon, les gens ont toujours voulu que le monsieur n’ait jamais existé. Ils se sont employés à le plonger dans la caverne de l’Histoire. Ce qui fait que c’est seulement au CHU-Tokoin que son nom a été donné. Contrairement à l’autre dont le nom est collé à tout. On ne sait quelle mouche a piqué « Woabé », il a décidé de lui rendre hommage à l’occasion du 27 avril passé. Sûrement qu’il a demandé l’autorisation au préalable à « Mandja », sinon il serait châtié…

Père de la Démocratie, vous connaissez ? Vous en n’avez sans doute jamais entendu parler jusque là ; mais ça existe aussi. Et c’est Agboblack. C’est en tout cas, c’est ce que ses disciples et militants nous ont appris ce week-end, à l’occasion de la célébration du 26e anniversaire de la création du parti des déshérités. Le gars a été présenté comme un « visionnaire », un « père », un « combattant sans peur et un rassembleur ». Ses missi dominici ont dressé une longue et interminable liste des acquis démocratiques qui portent le sceau de leur champion. La liste est tellement longue que les militants ont estimé qu’Agbo devrait être reconnu comme le « Père de la démocratie togolaise».

En clair, Agbo est un grand quelqu’un qui mérite reconnaissance de toute la « Gnassion ». Ce sont ses détracteurs, notamment Apegnon et les siens qui doivent mourir de jalousie. Il urge d’installer un monument à son honneur. Pourquoi ne pas construire par exemple une Maison de la Démocratie Yawovi Agboyibo, ou bien donner son nom à une grande infrastructure publique du pays ? Ne pas faire un geste du genre, c’est comme être ingrat à l’égard du Bélier noir qui a fait tant pour le Togo…

 

La presse « Gnassingnélandaise » est en liberté provisoire

Chaque 03 mai est célébrée la Journée mondiale de la liberté de la presse. Cette journée est instaurée par l’Assemblée générale des Nations « inutiles » pour sensibiliser sur l’importance de la liberté de la presse et rappeler aux gouvernements leurs obligations de respecter et faire respecter le droit de liberté d’expression. Seulement au « Gnassingbéland », où sévit une dictature qui n’est pas loin de celle de la Corée du Nord, la presse  reste en liberté provisoire.

C’est naturellement que les organisations internationales ont une fois de plus épinglé  le pouvoir de « Faure-vi »  et ses copains qui ont visiblement la phobie des médias, surtout ceux dont leur bouche ne porte pas « caleçon ». « Certains médias locaux ont ainsi vu l’accès à leur site web restreint au moment de l’annonce des résultats électoraux en 2015. Par crainte d’une accentuation des violences pendant les élections, les journalistes ont tendance à s’autocensurer sur les sujets comme la corruption, l’armée, le président et sa famille. L’arrestation puis la torture du journaliste Robert Avotor (L’Alternative) par des gendarmes en février 2017 avive l’inquiétude au sujet de la liberté de la presse au Togo», a souligné Reporters sans frontières  dans son rapport sur le « Gnassingbéland ».

Le Presse Freedom’s Dark Horizon, une organisation du pays de l’oncle Trump  a classé  le pays 23ème sur le plan africain et 120ème sur le mondial.  Conclusion, la liberté de presse au « Gnassingbéland » est  en péril. Le pauvre Robert Avotor qui ne faisait que son « petit » reportage en sait quelque chose. Que dire du sort de LCF et City FM, qui ont été rayés de la bulle médiatique devant les regards impuissants des uns et des autres? Ces médias ont été HAAChé « piaam » au nom du père et du fils et de la dictature héréditaire. Mais sincèrement les journalistes ne demandent pas le ciel. Seulement qu’on leur laisse faire leur travail en toute quiétude. Dans tout ça, les vuvuzelateurs vont encore emboucher la trompette de la propagande  pour dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes à « Gnassingbeland ».

 

Les donateurs veulent « voir clair dedans »

Depuis sa capture du pouvoir, le jeune président aurait le don d’attirer les partenaires financiers comme des mouches. Il ne se passe pas de jour où on ne nous annonce des dons des partenaires, soit des matériels pour des hôpitaux ou des sommes faramineuses devant servir à la réalisation des infrastructures. Tant et si bien que les pauvres populations passent leur temps à rêvasser et à compter les doigts. Mais en fin de compte, elles ne savent pas comment ces fonds sont utilisés.

« Faure-vi » et les siens viennent d’instituer une revue de portefeuille des projets et programmes de développement. La revue permettra d’avoir une photographie précise des projets engagés et de mesurer l’efficacité de l’aide au développement dont bénéficie le « Gnassingbéland ». Ceci pour assurer un suivi efficace. Nos gouvernants ne se sont pas levés de leur propre chef pour agir. « Ce dispositif est une exigence des donateurs et ce, conformément à la déclaration de Paris dont le Togo est signataire », a expliqué Essobozou Awadé, le Directeur général de la mobilisation de l’aide et des partenariats. Cela veut dire que les donateurs veulent « voir clair dedans » comme disent nos amis « Codivoiriens ».

Tous les volets de l’aide seront passés à la loupe, agriculture, sécurité alimentaire, infrastructures, gouvernance économique, éducation, santé, etc. Ce serait génial, si cette initiative aboutissait. Les populations aimeraient savoir comment l’argent qui a été alloué a été utilisé. La route Lomé-Vogan-Anfoin en est une preuve.

Mercredi les riverains de cet axe routier ont exprimé leur ras-le-bol en bloquant la voie aux usagers. Mais les forces de désordre se sont encore négativement illustrées comme elles savent le faire en matraquant des jeunes qui ont eu le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.  Comme quoi dans le mandat social, les populations n’ont pas le droit de réclamer leurs droits.

 

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