
Cher directeur de Togotelecom, pourquoi pas
une conférence de presse pour démontrer au monde
entier que vous n'êtes pas responsable des désagréments
que subit le site de liberte depuis quelque temps en local?
| Des suites du rapport de la CNDH / Marche des ODDH |
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| Écrit par LIBERTE |
| Lundi, 05 Mars 2012 21:23 |
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Une marée humaine dans les rues de Lomé pour dire halte à la torture et au gangstérisme d’Etat . Témoignage vivant d’une victime : « L’ANR est un point focal de la torture » Combien étaient-ils exactement ? Difficile de le dire, mais toujours est-il qu’une « marée humaine » a marché dans les rues de Lomé… Cette entame, nous l’empruntons à la TVT qui rapportait la marche. Ils étaient des milliers de citoyens à répondre à l’appel du collectif des Organisations de défense des droits de l’Homme (Cacit, Acat-Togo, Ltdh, Jdho, Ctddh, Atdh, Atdpdh) et c’est en effet une marée humaine qui a déferlé, vendredi, dans les rues de la capitale. Au cri de « Ca suffit ! Sauvons le Togo !», « Massina CPI », « Faure, démission ! », « gouvernement, démission ! » et au son de chansons républicaines. Les messages sur les pancartes étaient sans équivoque. Les manifestants entendaient par cette marche, dire halte à la torture, à l’impunité, non au gangstérisme d’Etat et à l’Etat de terreur dont se rendent coupables les tortionnaires, les faussaires et le pouvoir en place.Le sit-in à Dékon Ebranlé depuis le château de Bè autour de 10 heures, le cortège a mis deux (02) bonnes heures pour rallier le carrefour Dékon, le point de chute de la marche. Là, un sit-in a été organisé et a duré trois heures d’horloge. A la tribune, défenseurs des droits de l’Homme, leaders de partis politiques de l’opposition et autres se sont succédé pour entretenir la foule et éclairer l’opinion sur le dossier du rapport de la Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh). Ici, les circonstances de la publication du faux puis du vrai rapport, le travestissement du rapport authentique à la présidence de la République, le braquage et les menaces sur la vie du président de la Cndh Koffi Kounté…tout le récit de l’affaire a été passé au peigne fin. Mais, il faut l’avouer, c’étaient de véritables réquisitoires contre les auteurs des tortures, Col Massina Yotroféï, Gal Atcha Titikpina, Cdt Kuloh Kodzo et compagnie ; les charcutiers Charles Debbasch, le ministre Tchitchao Tchalim et autres ; le gouvernement et Faure Gnassingbé. Et les mots utilisés ont été à la mesure du déshonneur et du crime commis. Gangsters, voyous, criminels, Etat voyou etc. tels sont les termes qui revenaient sans cesse dans les interventions. Les leaders de l’opposition au rendez-vous La famille politique de l’opposition était au rendez-vous. De Jean-Pierre Fabre et Patrick Lawson pour l’Alliance nationale pour le changement (Anc) à Brigitte Adjamagbo et Pascal Adoko pour la Convention démocratique des peuples africains (Cdpa) en passant par Jean Kissi pour le Comité d’action pour le renouveau (Car), Claude Ameganvi du Parti des Travailleurs, Agbeyome Kodjo de l’Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (Obuts) et Antoine Folly de l’Union des démocrates socialistes (Uds-Togo), aucun n’a voulu se faire compter l’événement, et ces leaders sont montés à la tribune pour délivrer des messages de soutien. On retiendra surtout le présage du président de l’Obuts qui annonce que Faure Gnassingbé quittera le pouvoir avec le « CndhGate ». Des témoignages de torturés Dans la foule des manifestants, des anciens « clients » de l’Anr, les victimes de tortures dont le gendarme Atcholi, le Cdt Olivier Amah et Kassiki Esso. Ce dernier est revenu sur les circonstances de son arrestation, son transfèrement au Togo, et surtout les séances de tortures subies à l’Anr, qu’il a qualifie de « point focal de la torture ». « J’ai été menotté dans le dos durant mon transfèrement d’Abidjan à Lomé, et durant tout mon interrogatoire. On m’a versé de l’eau glacée dessus toute la nuit du 31 octobre au 1er septembre 2009 », a-t-il déclaré à la tribune, des témoignages qui ont retenu l’attention de l’assistance. De la possibilité de poursuites judiciaires « Nous ne pouvons pas accepter le maintien d’un gouvernement qui fait du faux et usage de faux », a pesté Me Raphaël Kpande-Adzare, le président de la Ligue togolaise des droits de l’Homme (Ltdh) qui est venu analyser les faits. « Il faut aller au-delà des mesures prises par le gouvernement en conseil des ministres », recommande Me Kpande-Adzaré, mesures qu’il qualifie de « trompe-l’œil ». Il a profité de cette tribune pour répondre à ceux qui allèguent que les tortionnaires ne peuvent subir que des sanctions administratives sous le fallacieux prétexte que le Code pénal togolais n’a pas formellement légiféré sur la torture. C’est de l’intox, une manœuvre pour ne pas punir convenablement les auteurs des tortures, râle-t-il, et de rappeler que la Constitution togolaise a incriminé la torture, que notre pays a ratifié des conventions internationales, dont la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et la Convention des Nations Unies contre la torture, ratifiées par le Togo depuis un quart de siècle. Des instruments juridiques qui peuvent donc justifier des poursuites judiciaires contre les tortionnaires, contrairement à ce que racontent les avocats des « diables » de l’Anr. Les exigences des marcheurs Dans une déclaration conjointe présentée par Me Claude Amegah, les Oddh, les Organisations de la société civile (Osc) et les partis politiques ont rendu « un hommage mérité à tous les membres de la Cndh et à son président pour leur courage et leur sens élevé de la vérité, de la dignité humaine et de l’amour pour la patrie ». Ils estiment que « la recrudescence de ces traitements vils et rétrogrades, consistant à infliger à des personnes des souffrances particulièrement aiguës pour leur extorquer des aveux, conjugués avec l’impunité, constituent une entrave grave à l’enracinement de l’Etat de droit, au développement et par conséquent à l’épanouissement de la personne humaine en général et du citoyen togolais en particulier ». Les Osc et les partis politiques exigent la démission sans délai du gouvernement qui s’est rendu coupable de faux et usage de faux, l’identification et la sanction des faussaires, la mise en œuvre effective et immédiate des recommandations du rapport authentique, l’annulation de toutes les procédures et de tous les procès ayant conduit à l’arrestation et à la condamnation des personnes accusées dans l’affaire d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, ainsi que de ceux de toutes les autres personnes torturées à l’ANR ; le dédommagement et la réintégration immédiats et sans condition des officiers et hommes de troupes injustement radiés de l’armée dans l’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ; la révocation de tous les magistrats ayant connu des affaires dans lesquelles les personnes mises en cause, ont fait cas, de manière concordante, précise et persistante, d’actes de torture et autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants sur leur personne à l’ANR et ailleurs, mais qui ont continué les procédures jusqu’à condamnation. « Si le Chef de l’Etat ne prend pas ses responsabilités pour mettre en œuvre et de manière urgente les recommandations ci-dessus énumérées, il aura gardé un silence coupable et sera tenu responsable de cette situation », avertissent-ils, et de menacer de mener à tout moment « d’autres actions d’envergure nationale et internationale jusqu’à satisfaction totale ». Tino Kossi |
SANS DETOUR
Vrai dialogue avant les élections, pas après !
« On peut tromper une partie du peuple une partie du temps, mais on ne saurait tromper tout le peuple tout le temps » (Abraham Lincoln)
Dans un pays en crise, crise relative à un déficit démocratique, il est évident que les élections ne sauraient constituer à elles seules la panacée. Surtout dans un pays où les hommes au pouvoir ont toujours misé sur la force brute pour faire croire qu’ils sont sortis victorieux des joutes électorales. Dans la perspective de ce passage en force, tous les ingrédients sont mis en place en amont par le Pouvoir. Recensement électoral biaisé avec inscription de mineurs et d’étrangers résidant sur le territoire national, votes multiples et procurations en désordre. Chose curieuse, en dépit de toutes ces imperfections que l’opposition a toujours contestées sans jamais avoir la chance d’être écoutée, surtout avec la bienveillante complicité d’un médiateur partial, les justes revendications et cris de détresse de l’opposition n’ont jamais été pris en considération et chaque fois, la victoire dans les urnes est au profit de ceux qui contestent le Pouvoir, quitte à renverser les vrais résultats. Cela explique le flou qui entoure au bout du compte le dépouillement et la publication des résultats, tant présidentiels que législatifs. A titre d’exemple, rappelons seulement trois cas : la présidentielle d’avril 2005, les législatives d’octobre 2007 et la présidentielle de mars 2010.
Après la frauduleuse d’avril 2005 où le monde entier, pour la première fois, avait vu des soldats fuir, urnes sous les bras au moment du dépouillement, et vu les graves troubles qui s’en étaient suivis, avec ‘’l’aide’’ de la communauté internationale, un accompagnement fut fait par l’UE en vue de l’organisation d’une table ronde qui conduirait à un accord entre le Pouvoir et l’Opposition sous l’égide d’un médiateur. Ce dialogue a abouti en août 2006 à ce qu’on a appelé l’APG (accord politique global) qui avait été salué à l’époque par tout le monde et considéré comme le meilleur accord jamais obtenu dans la crise togolaise. Beaucoup croyaient dès lors qu’avec ça, la voie était balisée pour une sortie définitive de la crise socio-politique au Togo. C’est mal connaître ce Pouvoir qui ne s’est jamais respecté et qui n’a brillé que par l’usage de la force et une mauvaise foi caractérisée. Si les recommandations de ce dialogue avaient été prises en compte, il est évident que les réformes constitutionnelles et institutionnelles ne seraient pas restées lettres mortes jusqu’en 2013, soit sept ans après.
Grâce à l’avènement du CST en avril 2012 et avec la détermination d’un groupe d’ODDH très actifs, les donnes semblent avoir changé. En tout, 19 dialogues inter-togolais depuis 1992 qui n’ont abouti à rien. Si l’opposition s’est gendarmée contre les types et la forme de dialogues organisées ces derniers temps et même refusé d’y prendre part ou parfois claqué la porte en pleine séance, ce n’est que de bonne guère. Le dialogue du 16 novembre 2012 a permis de mettre à nu la mauvaise volonté et la mauvaise foi qui ont toujours caractérisé Faure et avant lui Eyadèma. Comme quoi, la carpe n’a jamais accouché d’un silure. A quoi sert-il donc d’organiser chaque fois des élections qui ne déboucheraient que sur la contestation, la répression et le dialogue ? Comme si au Togo, on n’avait que ça à faire. Rien ne presse et il faut rompre avec les pratiques de voyou une bonne fois pour toutes, car au Togo, il y a des hommes et des femmes sérieux qui aspirent à voir leur pays entrer dans le cercle des Etats normaux et fréquentables. Dame Aguigah qui n’a aucune personnalité et qui n’exécute que des ordres qui lui son dictés, vient d’annoncer les législatives pour début juillet et pourtant…. Nous ne sommes pas Dieu, mais nous estimons que cette fois-ci, et en dépit de la pression du vieux et croulant Gilchrist Olympio qui argue d’un accord secret et tient à devenir ‘’prégo’’ à tout prix, il y aura un dialogue, un vrai et c’est après que suivront les législatives. Pour l’avenir de ce pays, aucun sujet ne devra être tabou.
Alain SIMOUBA
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jeune tous dont politique cette deux temps leur fait faire très ministre hier bien pouvoir etat faure même plus togolais avait dernier contre homme nous avec parti affaire était elle gnassingbé gouvernement sans entre comme depuis pour togo être lomé après président avoir dans pays sont tout nationale mais leurs JoelLipman.Com
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