
De janvier 2012 à ce jour, au moins 17 décès à la prison civile de Lomé
sans que M. Garba, directeur de l'administration pénitentiaire et
Tchalim Tchitchao, ministre de la justice, ne voient leur sommeil troublé
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SANS DETOUR
Invitations sur fond de désordre
« La sincérité est communicative » (Henri Bergson)
Le pouvoir a convoqué de manière désordonnée et comme à son habitude, les responsables de partis politiques pour une rencontre hier lundi à la primature. Il s’agissait de débattre du code électoral unilatéralement concocté par Faure Gnassingbé et ses affidés. Le hic, c’est que le pouvoir n’a même pas pris soin d’adresser à chacun des invités, un exemplaire du fameux code électoral dont il fallait débattre. Autre chose, en plus de ce que le texte dont il fallait débattre n’était pas préalablement mis à la disposition de ses adversaires, il y a aussi la manière même d’adresser les invitations à des gens responsables.
Les uns auront reçu leurs lettres d’invitation vendredi, les autres auront reçu les leurs samedi. Tout s’est passé comme si les leaders de l’opposition ne sont là que pour être à la disposition du pouvoir à tout moment et au gré de ses fantaisies. Sans égard, on convoque de potentiels futurs chefs d’Etat tels ses valets. D’autres encore n’ont eu leurs invitations que dans l’après-midi de dimanche, soit la veille. Certains comme l’ANC et la CDPA ont été informés par téléphone par le Premier Ministre, Gilbert Houngbo en personne. Des partis comme l’ADDI et le PSR par exemple, n’ont même pas été invités. Et c’est le lieu de se demander quel est le critère qui a déterminé le choix des interlocuteurs du pouvoir. Tout ceci ne fait pas sérieux et fait croire qu’on a voulu se servir de cette opportunité pour semer désordre et division entre des partis très soudés les uns aux autres.
A la rencontre d’hier, les grands absents étaient l’ANC, OBUTS, le CAR, le PRR et le MRC d’Abass Kaboua qui aurait aussi reçu la fameuse invitation. Signalons que le Collectif « Sauvons le Togo », pour sa part, depuis quelques jours, exige le retrait pur et simple du texte portant sur le code électoral de l’Assemblée Nationale. Beaucoup estiment que, si le pouvoir, habitué à des chevauchées solitaires et à narguer l’opposition, s’est vu obligé de ralentir un peu son rythme et convier ses adversaires à une confrontation, c’est sans doute à cause des messages émanant des autorités américaines aussi bien que de l’Union européenne, appelant à un consensus. A cela, ne faudrait-il pas ajouter le voyage aller-retour Lomé-Paris-Lomé effectué au cours de la période électorale par l’envoyé spécial de Faure Gnassingbé auprès de François Hollande, voyage qui s’est soldé par un échec ? Tout compte fait, le pouvoir sait bien qu’il n’a plus les mêmes marges de manœuvre comme du temps du foutu Jacques Chirac.
Nous ne terminerons pas sans saluer la position clairement affirmée hier à la Télévision nationale par Mme Brigitte Adjamagbo qui rejoint la critique que nous formulions plus haut par rapport au désordre qui a caractérisé l’invitation aux discussions adressés par le gouvernement. Selon l’ex-candidate malheureuse à la dernière présidentielle, la CDPA a exigé le report de la rencontre en exigeant que le projet de code électoral soit mis à leur disposition pour étude avant de se retrouver à nouveau. Cela est-il aussi compliqué à envisager pour des gens qui ont été à l’école et qui se font passer au Togo pour des ministres et Premiers Ministres ?
Alain SIMOUBA
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Plus que cinq (05) mois, et les Togolais seront appelés aux urnes pour élire les députés et les les maires. Mais bien inspiré qui pourra présager les conditions dans lesquelles ces élections législatives et locales seront organisées. S’il est vrai que les préparatifs des scrutins sont une prérogative régalienne du gouvernement, il n’en demeure pas moins que la préparation des élections à venir souffre de légitimité. Elle est faite de façon unilatérale par le pouvoir, et les discussions ouvertes à la pelle se soldent toujours par des échecs. A cause de la mauvaise foi des gouvernants. Celles ouvertes depuis le début de cette semaine ressemblent plutôt à une comédie, avec pour chef d’orchestre un certain Pascal Bodjona, la bouche et le bras de Faure Gnassingbé, qui revient de loin.
Sama Bertin, ce nom, c’est celui du détenu qui est décédé au cabanon dimanche dernier, des suites d’une maladie probablement contractée à la Prison civile de Lomé. Un endroit affreux qu’il aurait dû quitter depuis, si le Procureur général n’avait pas relevé un appel «fantaisiste» dans la supposée affaire de trafic de drogue où il serait impliqué. Et comme lui, d’autres détenus comme Sow Agba Bertin, Eugène Attigan et Sama Essohamlon ont subi cette propension systématique du Procureur général à faire appel de décisions d’élargissement. Et généralement sans motif valable.
Il était ce qu’il convenait d’appeler le Jassinto du jeune monarque (allusion à cet homme de main de Mario Liberato dans le feuilleton « Cercle de feu »), c’est-à-dire son tout premier sbire, son homme à tout faire. Très prolixe et dans tous les coups fourrés (politiquement parlant), il resplendissait la vie. Mais entre-temps il a connu une traversée du désert. Celui qui était énorme dans tous les sens du terme, ce qui lui avait valu la belle caricature de ministre « grand format », s’invitait dans tous les débats, est le premier envoyé au front quand il s’agit de défendre Faure Gnassingbé et force l’admiration même dans les rangs de ses détracteurs parce qu’il ne manquait pas d’argument – en tout cas il le faisait mieux que l’autre avocaillon caricaturé par un confrère de « la vache qui rit » -, a dû perdre son latin, mais aussi l’appétit, le sommeil, la forme.
Jusqu’à hier 8h20, le calcaire continuait à être convoyé vers des fours pour y être transformé en clinker. Mais juste après cette heure, tout fut arrêté. La raison : les propriétaires terriens ont lancé un mouvement d’occupation de l’usine d’extraction du calcaire de la société Wacem. Et tout porte à croire que seul un règlement concret et palpable pourrait les amener à de meilleurs sentiments. A moins que le régime décide d’user de la manière forte contre des populations qui ne réclament qu’une indemnisation pour l’expropriation depuis 1977de leurs terres.
Assurer une opportunité de partage complet d’informations et d’échanges de vues, et créer une solidarité professionnelle entre les institutions médiatiques et les journalistes via l’établissement d’une plate-forme commune et de canaux de communications, c’est autour de ces deux grands axes que s’est tenu le « Forum Turco-Africain des Media » les 09 et 10 mai 2012 à Ankara. Près de 300 journalistes africains dont six (6) du Togo ont pris part à cette rencontre internationale.













