France: Emmanuel Macron, nouveau locataire de l’Elysée !Quelle politique africaine de la France ?

 

 

En face d’Emmanuel Macron, du mouvement « En marche », il y avait Marine Le Pen de l’Extrême droite française, mais en réalité,  pas de vrai challenger.  A l’occasion du 2nd tour de la présidentielle française, annoncé grand favori, l’homme qui le premier, a fait faux bond à ses camarades de Gauche en créant son propre mouvement et en refusant de jauger son poids politique lors de la primaire de gauche, devient le nouveau président français. Il réalise un score de 65,8% contre 34,2% pour sa challenger Marine Le Pen.

Le cataclysme politique tant redouté par ceux qui jouaient à se faire peur n’a pas eu lieu. La terre n’a tremblé ni en France ni dans le reste du monde.  Contrairement à la dernière présidentielle américaine, il n’y pas eu de surprise au second tour de la présidentielle française. Comme son père en 2002, Marine Le Pen, la candidate frontiste échoue aux portes de la Présidence. Emmanuel Macron remporte haut les mains le scrutin présidentiel, devenant ainsi le successeur de François Hollande, celui-là qui, à force d’être le « Président normal », a fini par battre tous les records d’impopularité de la Vè République. En effet, l’avènement d’Emmanuel Macron n’est pas du tout une surprise. Son écrasante victoire face à  Marine Le Pen a été pronostiquée par les analystes et instituts de sondages. Selon les chiffres officiels publiés par le ministère de l’Intérieur, le taux de participation est de 65,3%. Un taux en baisse significative par rapport à celui du 1er tour. L’abstention s’élève à 26% représentant un record de 12 000 000 de voix. Cette élection d’Emmanuel Macron face à Marine Le Pen s’inscrit en effet dans l’ordre normal des choses. La vague des ralliements dont il a bénéficié, explique pour beaucoup cette victoire.

En effet, si certains Français se sont retrouvés dans le programme politique du « Leader d’En marche », ce n’est pas tout à fait le cas de la plupart de ceux qui ont élu celui-ci. Pour ces derniers, c’est plus un vote de raison que d’adhésion à son programme. Faire barrage au Front National, tel a été le leitmotiv de nombreux leaders politiques de Gauche comme de Droite. De Benoit  Hamon à François Fillon, la consigne a été la même. Les appels ont été unanimes pour voter en faveur d’Emmanuel Macron, par défaut. Néanmoins, le Front National s’en tire crédité de 11 000 000 de voix. Un chiffre qui doit préoccuper au plus haut point ceux qui soutiennent à raison que les idées véhiculées par l’Extrême Droite sapent les fondements et les valeurs de la République française. Cette percée du Front National est due en grande partie à une absence de consigne de vote de la part de Jean-Luc Melenchon représentant la France insoumise, soutient-on dans certains milieux.

Chose admirable qui témoigne de la grandeur de la démocratie française, c’est qu’en dépit d’une campagne extrêmement violente, de débats télévisés teintés d’escalades verbales et de coups bas, Marine Le Pen a su rester digne et fair play. En effet, elle a, dès l’annonce des résultats, appelé Emmanuel Macron pour le féliciter. François Hollande le président sortant a également félicité son successeur et s’est réjoui de la victoire de la France et de l’Europe. « J’ai appelé ce soir Emmanuel Macron pour le féliciter chaleureusement pour son élection à la Présidence de la République », déclare François Hollande dans un communiqué. « Sa large victoire confirme qu’une très grande majorité de nos concitoyens ont voulu se rassembler autour des valeurs de la République et marquer leur attachement à l’Union européenne comme à l’ouverture de la France dans le monde », ajoute-t-il. Idem pour Angela Merkel, Chancelière allemande. Steffen Seibert, son porte-parole a en effet écrit dimanche sur Twitter : « Félicitations à Emmanuel Macron. Votre victoire est une victoire pour une Europe forte et unie et pour l’amitié franco-allemande ». Marine Le Pen est en effet battue avec son « Frexit », projet « préoccupant » de retrait de la France de l’UE. Ce qui rassure et soulage les Pro-européens.

« Ce soir, c’est à vous tous que je m’adresse, le peuple de France. Nous sommes les héritiers d’une grande histoire. Cette histoire et ce message nous devons les transmettre d’abord à nos enfants, mais aussi les porter vers l’avenir. Je défendrai la France, ses intérêts vitaux, son image. Je défendrai l’Europe », a lancé à ses compatriotes le Président élu « himself ». Il n’a pas oublié non plus de faire « un salut républicain » à Marine Le Pen. Une bataille gagnée, l’autre étape encore importante reste celle pour le contrôle de l’hémicycle. Sans une majorité favorable, la gouvernance d’Emmanuel Macron pourrait se révéler un vrai cauchemar. Pas donc de temps pour faire la fête ou partir en croisière. Les législatives, c’est  très bientôt.

La question qui revient chaque fois sur les lèvres des Africains, mais qui ne devrait plus être d’actualité chez les « Africains insoumis » concerne, bien entendu, l’avenir de la Françafrique, ce réseau mafieux qui assure une longévité au pouvoir aux satrapes africains, cautionne un étranglement des droits et libertés des citoyens africains et promeut le pillage des ressources minières du continent au nom des intérêts français. On y est ! Quelle sera la politique africaine de la France ? Quel avenir sera réservé au FCFA dont une vaste opinion africaine et internationale appelle à la fin de l’arrimage à l’Euro ? Le débat est relancé.

Meursault A.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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